Test de The Legend of Zelda : Breath of the Wild - Un vent de fraîcheur innovant ? - Asgard GG
Test de The Legend of Zelda : Breath of the Wild – Un vent de fraîcheur innovant ?
Par Luyan le 14.05.2017

Après plusieurs années d’attente (et beaucoup de reports au passage), le dernier jeu de la série Zelda, à savoir The Legend of Zelda : Breath of the Wild, est sorti sur Nintendo Switch et Wii U le 3 mars dernier. Si l’on en croit les chiffres de Nintendo, ce dernier s’est écoulé à 3.84 millions d’exemplaires sur la seule durée du mois de mars : un véritable carton qui récompense une campagne publicitaire rondement menée par Nintendo, réussissant à attirer dans ses filets, en plus des inconditionnels fans de la série, des joueurs lambda qui en temps normal ne s’intéressent pas à la série. Il faut dire que le jeu possède tous les ingrédients pour plaire : un immense monde ouvert, des quêtes annexes à foison, une durée de vie affolante, plus de 100 mini-donjons à explorer, une cascade de clins d’œil aux anciens jeux de la série… bref, un cocktail classique, mais toujours aussi efficace. Au final, la “Hype” qui a été faite autour de The Legend of Zelda : Breath of the Wild ces dernières années valait-elle le coup, ou il ne s’agit finalement que d’un simple pétard mouillé ? Regardons cela ensemble dans le test qui suit.


Breath of the Wild avait été présenté au grand public lors de l’E3 2014 pour une sortie initialement prévue en 2015. Une telle attente et autant de reports pour un Zelda, ce n’était pas arrivé à la série depuis 1998 avec la sortie d’Ocarina of Time sur Nintendo 64, pour un résultat final qu’il n’est plus nécessaire de présenter aujourd’hui, ce dernier étant aujourd’hui encore considéré par certains comme “le meilleur jeu de la série Zelda”. D’ailleurs, l’adage préféré du créateur de la série Zelda, Shigeru Miyamoto, est : “un jeu retardé sera peut-être bon un jour, mais un mauvais jeu sorti sera toujours mauvais“. C’est le moment de découvrir si autant de reports auront fait de Breath of the Wild un jeu culte ou non.

Avant de commencer, je précise que ce test est garanti sans spoil concernant le scénario du jeu !

 

The Legend of Zelda : Breath of the Wild – Le souffle du renouveau

Breath of the Wild

La première chose à faire quand vous commencez à jouer à Breath of the Wild, en particulier si vous êtes un fan de la série Zelda, c’est d’oublier tous les automatismes de la série que vous pourriez avoir. Car comme Nintendo l’avait annoncé, Breath of the Wild fait table rase du passé et fait souffler sur la série un vent de fraîcheur et de renouveau. Si l’intrigue de la série elle ne change pas d’un pouce (nous incarnons le héros Link qui a pour mission de sauver la contrée d’Hyrule ainsi que sa princesse des mains du vil Ganon), tout le gameplay lui est bouleversé jusqu’au fondement de base de la série qu’on pensait pourtant inchangeable. Chaque jeu de la franchise Zelda a essayé à sa manière de révolutionner un peu plus la licence. Pour les plus récents nous pouvons par exemple relever Skyward Sword sur Wii, qui proposait une toute nouvelle jauge d’endurance permettant à Link de courir rapidement, ou encore A Link Between worlds sur 3DS, dans lequel il était possible de faire les donjons dans l’ordre que l’on voulait. Breath of the Wild pour sa part, a fait le parti pris d’un monde ouvert immense et par conséquent le joueur se devait de posséder une liberté totale dans ses déplacements. Escalader des montagnes, traverser d’immenses plaines à dos de cheval, survoler un désert en deltaplane… le champ de liberté de Breath of the Wild est quasiment infini et afin de ne pas frustrer le joueur dans son exploration, le jeu ne dispose d’aucune barrière scénaristique, vous permettant de jouer selon vos envies, parce que comme le dit si bien Nintendo, c’est votre aventure !

 

Réveille-toi…

Test The Legend of Zelda : Breath of the Wild Reveil Link

Preuve que la série n’a pas abandonné tous ses classiques, le jeu commence par le réveil de Link, amnésique de tous ses souvenirs. Après avoir ramassé la tablette Sheikah, l’élément principal du titre, le jeu nous offre une courte cinématique d’introduction nous permettant tout de suite d’admirer l’immensité du monde qui s’ouvre devant nous. La première zone du jeu s’appelle le plateau du prélude et elle fait office de tutoriel : il est impossible de sortir de cette zone sans la paravoile, que l’on obtient auprès d’un vieil homme, après avoir ramassé les quatre trésors qui se trouvent à l’intérieur des quatre sanctuaires cachés sur le plateau.
Si dans certains jeux, les tutoriels sont parfois rébarbatifs et pénibles, il n’en est rien dans Breath of the Wild. D’ailleurs, même si le plateau du prélude fait office de tutoriel, il est plus que possible de se retrouver avec un Game Over dès les premières minutes de notre partie si on ne fait pas attention, tant le début du jeu est d’une difficulté à toute épreuve. En réalité, cette zone nous permet surtout d’apprendre les nouveaux automatismes du jeu, tels que l’escalade et la barre d’endurance, la gestion de l’inventaire avec les armes/arcs/boucliers qui se cassent ou encore l’exploration dans les zones enneigées, nous obligeant à cuisiner de la nourriture épicée afin de survivre aux températures négatives.
Vous avez bien lu, j’ai bien écrit cuisiner ! Il s’agit là encore d’une grande nouveauté dans la série Zelda. Si d’ordinaire pour récupérer de la vie dans les jeux Zelda il suffit de ramasser des petits cœurs en tuant les ennemis ou en tranchant l’herbe au sol, pour régénérer notre santé dans Breath of the Wild il faudra cuisiner les nombreux ingrédients que la nature nous offrira. Des fruits, des légumes, des herbes, de la viande ou du poisson… de nombreuses recettes sont disponibles pour un résultat final on ne peut plus appétissant. Ne pensez même pas à partir en exploration sans avoir auparavant cuisiner un stock de bons petits plats, sous peine de passer l’arme à gauche en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Il est également possible de cuisiner plusieurs ingrédients à la fois pour regagner plusieurs cœurs d’un coup, ou d’obtenir des avantages bien pratiques. Par exemple, si vous cuisiner de la viande avec du piment, vous obtiendrez un plat avec un bonus de résistance au froid, indispensable si vous voulez explorer un pic enneigé et que vous n’avez pas les moyens d’acheter le vêtement rembourré en vente dans la boutique d’à côté. Et c’est surtout le cas au début du jeu, les rubis se faisant horriblement rares dans Breath of the Wild.

 

Liberté !

Test The Legend of Zelda : Breath of the Wild - ParavoileAprès avoir obtenu le trésor des quatre sanctuaires, vous obtenez donc la paravoile et le moment est enfin venu d’explorer l’immensité d’Hyrule et comme je vous l’expliquais plus haut, Breath of the Wild ne vous offre aucune barrière scénaristique. Vous voulez commencer votre aventure en explorant toute la carte ? Pas de problème. Vous avez envie d’escalader le volcan en éruption tout au nord ? Allez-y ! Vous avez envie d’aller fracasser Ganon à peine sorti du plateau ? C’est également possible, même si ce dernier point reste tout de même déconseillé au vu de votre équipement actuel. Il faut dire qu’une simple branche d’arbre ne risque pas de faire beaucoup de mal au fléau Ganon…

 

Quoi qu’il en soit, j’insiste sur le côté “gigantesque” d’Hyrule, le simple fait de suivre les routes principales vous demanderait des dizaines d’heures à pied, sans parler du désert Gerudo, des plaines à chevaucher à dos de cheval ou encore des nombreuses montagnes à gravir, nous permettant d’admirer un horizon absolument magnifique. Test The Legend of Zelda : Breath of the Wild - EcuriesCerise sur le gâteau, utiliser la paravoile pour descendre de ces montagnes afin d’avoir la sensation de voler parmi les oiseaux, un véritable régal. En revanche, on a tellement envie d’explorer le monde comme bon nous semble que l’idée de suivre les routes principales ne nous vient même pas à l’esprit. Résultat des courses, on se retrouve parfois à devoir faire plusieurs allers-retours pour parler à un marchand se trouvant à un point relais qu’on n’a pas découvert, vu qu’on était trop occupé à escalader la montagne d’à côté. Mais les décors sont tellement magnifiques, sans parler des bruitages qui nous entourent tels que le vent sur l’herbe, les pas de Link sur le sol ou l’eau qui s’écoule dans la rivière, que même si on se retrouve à faire des dizaines de va-et-vient, on redécouvre toujours avec autant de plaisir les zones dans lesquelles nous sommes déjà passés.

Breath of the Wild nous offre également la possibilité d’explorer le monde à dos d’animal et s’il est évidemment possible d’attraper un cheval, il est également possible de chevaucher des animaux moins conventionnels tel que des cerfs ou des ours. C’est là encore une preuve de toute la liberté que nous offre Breath of the Wild. Cependant, le monde est parfois tellement dense que la console peine à afficher toutes les textures et on se retrouve à avoir de temps à autre quelques ralentissements. Pour vous donner une idée, après environ 40 heures de jeu, j’ai eu le droit à 2 gros ralentissements, preuve donc que même si cela arrive de temps à autre, ils ne sont pas envahissants. En sachant qu’entre-temps Nintendo a sorti deux mises à jour et que depuis la 1.2, Breath of the Wild est maintenant beaucoup plus stable.

 

Une exploration pleine de découvertes

Si tous le monde a compris que Breath of the Wild dispose d’un immense monde ouvert (à titre de comparaison, Skyrim lui-même ne dispose pas d’une carte aussi grande), la question est légitime de se demander si avec un terrain de jeu aussi immense, certaines parties ne se retrouvent pas vides d’ennemis, d’exploration ou de découverte. Nintendo a paré le coup avec les quêtes annexes, qui vous demanderont beaucoup de temps (et surtout de patience) si l’envie vous prend de toutes les terminer. Nous pouvons par exemple relever les 120 sanctuaires éparpillés à travers le monde et si certains d’entre eux se trouvent juste sur le bord du chemin, la grande majorité est en revanche judicieusement cachée dans le décor, comme par exemple derrière une cascade, ou d’autres encore qui ne sont accessibles qu’une fois une énigme résolue. Autre quête secondaire qui risque de vous arracher quelques cheveux, la collecte des 900 graines de Korogu. Non il n’y a pas de faute, il s’agit bien de 900 graines qui sont à récolter, elles vous seront remises par des petits Korogus (le peuple de la forêt que l’on a déjà croisé dans l’opus The Wind Waker sur Gamecube) et ces petits êtres sont timides, il faudra par conséquent résoudre une petite énigme pour les faire apparaître. Soulever le bon rocher, lancer une pierre dans la rivière au bon endroit, ou encore souffler un tas de feuilles pour faire apparaître le Korogu caché dessous.

Étant donné que Breath of the Wild ne vous impose aucune obligation quelconque, vous pouvez également ne pas faire ces quêtes secondaires si elles ne vous intéressent pas, mais le jeu n’en serait que plus difficile. En effet, à la fin de chaque sanctuaire, vous recevrez un emblème du triomphe et vous pouvez échanger quatre de ces emblèmes contre un réceptacle de cœur ou d’endurance selon votre choix, afin d’obtenir plus de vie ou d’endurance donc. Les graines de Korogu quant à elles, servent à augmenter la capacité de votre sac à dos et il faut bien avouer que ce dernier est horriblement petit au début de l’aventure. En sachant que toutes les armes que l’on utilise finissent par se briser, on arrive rapidement à court d’épée ou d’arc quand on affronte un boss, d’où l’utilité d’agrandir assez rapidement la capacité de notre inventaire pour éviter ce genre de désagrément.
En plus de ces quêtes annexes, nous pouvons également noter le retour des fontaines des grandes fées qui, en échange de matériaux, peuvent rendre nos vêtements plus résistants. Pour finir, une multitude de quêtes secondaires sont disponibles auprès de certains PNJ dans les villes ou les point relais, nous permettant d’obtenir tantôt des matériaux, tantôt des rubis. Vous l’avez compris, non seulement Breath of the Wild possède un monde immense, mais aucun recoin de la carte n’est vide d’exploration. Qu’il s’agisse d’une graine de Korogu sous un rocher, d’un sanctuaire caché sous un pont, un boss qui nous tombe dessus sans prévenir, ou simplement un coffre contenant un trésor, il y aura toujours une petite récompense pour chaque recoin de la carte qui est exploré. On en viendrait presque à penser que le jeu ne possède aucun défaut. Et pourtant…

Test The Legend of Zelda : Breath of the Wild - Rubis

 

Scénario et donjons

Les différents trailers officiels dévoilés par Nintendo nous ont permis d’apprendre qu’au début du jeu, Link se réveille après un sommeil de 100 ans sans aucun souvenir de ce qui s’est passé un siècle plus tôt. Une fois la quête principale bien avancée, on apprend qu’à l’intérieur de la tablette Sheikah se trouve des photographies prises par la Princesse Zelda 100 ans plus tôt et si vous avez envie d’en apprendre plus concernant le passé d’Hyrule, il faudra vous rendre à différents endroits en vous servant des photos comme repère. Il y a 12 photographies au total et chacune d’elle représente un souvenir, réussir à faire retrouver la mémoire à Link s’avère une tâche plus ardue qu’il n’y parait dans le sens où le monde est immense et certaines photos ne donnent pas beaucoup d’indices pour réussir à trouver la zone à explorer. Cependant, une fois l’amnésie de notre héros enfin résolue, c’est belle et bien une frustration qui domine le joueur, dans le sens où l’histoire nous est racontée à travers des cinématiques qui se sont déroulées il y a 100 ans : résultat des courses, on n’a pas l’impression d’être acteur de notre aventure, mais simple spectateur, une véritable frustration. Il est difficile d’en dire d’avantage pour ne pas tomber inévitablement dans le spoil, pourtant il y aurait encore des choses à dire, mais il fallait que je parle de ce point qui est certainement le plus gros défaut du jeu, selon mon point de vue. Notons également que depuis Breath of the Wild, la narration des PNJ durant les cinématiques est maintenant appuyée par du doublage, une première pour la série, et grâce à cela les cinématiques ont maintenant plus d’impact qu’auparavant et c’est fort appréciable.

Test The Legend of Zelda : Breath of the Wild - Cinematique

Il nous reste maintenant à parler de l’aventure principale, qui nous demande de nous rendre à l’intérieur de quatre cités afin de venir en aide aux différents peuples du jeu. Chaque peuple nous demandera d’apaiser une créature divine, actuellement sous l’emprise néfaste de Ganon, afin de protéger leur village et ses environs. Ces créatures font en réalité office de “gros” donjons, plus habituellement connus sous le nom de temple dans la série Zelda. Si vous n’avez jamais joué à un jeu de la série Zelda, pour faire simple chaque donjon possède le même mécanisme : il faut trouver la carte et la boussole, afin de voir la position de tous les coffres du donjons, pour ramasser la clé du boss ainsi que le nouvel objet du donjon, nous permettant ainsi de mettre une fessée au maître des lieux. Seulement, là encore Breath of the Wild bouleverse tous les codes de la série et propose à la place un tout autre système. La carte du donjon s’affiche maintenant en 3D et grâce à celle-ci, il faudra modifier la structure même de la créature à différents degrés, afin de modifier l’intérieur du donjon, comme déplacer les murs, le sol devant le plafond et inversement. L’idée est absolument excellente et il faut plusieurs essais pour trouver le bon angle nous permettant de déplacer comme il faut un mur afin d’ouvrir un passage caché, un vrai régal.
Malheureusement, si les donjons sont bien pensés en termes de gameplay, la frustration atteint son paroxysme quand on regarde la durée de vie de ces quatre donjons. Pour vous donner une idée, il est possible de venir à bout d’un donjon en moins de cinq minutes, les donjons se résumant à une seule et unique pièce principale qu’il faut retourner dans tous les sens grâce à la carte 3D pour accéder aux terminaux de contrôle, nous permettant ainsi de déverrouiller l’accès au boss du donjon. Encore une fois, le gameplay du donjon est excellent, mais on ne peut que rester sur notre faim face à la faible durée de vie de ces donjons. Mention spéciale en revanche pour les boss, qui sont d’une difficulté sans égal et il est fort possible de se faire one-shot tout simplement, surtout si vous n’avez pas pris le temps d’augmenter votre nombre de cœurs grâce aux sanctuaires ou de préparer un stock conséquent de nourriture.

Test The Legend of Zelda: Breath of the Wild - Plat

Pour finir, parlons un peu de la musique. Quand on parle de la série Zelda, l’un des mots qui revient le plus souvent c’est la musique, il faut dire que la série est connue et reconnue pour la qualité de ses musiques : tantôt envoûtante, tantôt sinistre, parfois dramatique, mais toujours cultissime. Pourtant, avec Breath of the Wild on en vient à se demander tout simplement, OÙ est passée la musique… Alors pour clarifier les choses, les musiques ne sont pas mauvaises loin de là, elles sont au niveau de ce qui se fait en règle générale dans la série, le problème c’est juste qu’on ne les entend presque jamais, tout simplement. Si elles sont naturellement présentes lors des cinématiques, ou encore dans les combats contre les boss, la majeure partie de notre temps de jeu nous la passons à explorer Hyrule et à ce moment là, il n’y a aucune musique qui se fait entendre à l’horizon, hormis trois accords au piano qui se battent en duel. On devine tout de suite l’idée de Nintendo : il faut vivre l’aventure, il ne faut pas y jouer et par conséquent, exit les musiques épiques afin de ne pas déranger le joueur dans l’exploration de son aventure. L’idée peut se comprendre, mais non, non et non ! Quand on joue à un Zelda, ou pour se mettre dans l’idée de Nintendo, quand on “vit” l’aventure d’un Zelda, on veut entendre des musiques épiques ! On veut fredonner le thème du désert Gerudo, trembler en entendant la musique d’un donjon, ou tout simplement poser la manette et arrêter de jouer, juste pour le plaisir d’écouter la musique de la plaine d’Hyrule. Ces sensations on ne les retrouve pas dans Breath of the Wild et il existe une expression qui dit : “la qualité est supérieure à la quantité”. Dans Breath of the Wild, la qualité musicale est indéniablement au rendez-vous, mais il lui manque cruellement la quantité malheureusement, qu’importe le niveau de la qualité.

 

Les à-côtés qui donnent un plus

Comme vous l’avez compris maintenant, Breath of the Wild possède un monde gigantesque et même si lors des premières heures de jeu le sentiment de découverte, de liberté et de plaisir que l’on ressent est indéniable, passées les 20 heures de jeu il arrive parfois qu’on pousse un soupir quand on découvre une quête secondaire qui nous envoie explorer un coin de la carte reculé, nous obligeant à faire 20 kilomètres à dos de cheval, escalader 3 montagnes et survoler 2 plaines avec la paravoile. Au début, c’est amusant, mais à la longue, ça peut être rébarbatif pour certains joueurs et afin d’éviter cela, Nintendo a eu la judicieuse idée d’utiliser les sanctuaires comme téléporteur. Pour faire simple, quand on active un sanctuaire, il est possible de se téléporter sur ce dernier à tout moment, pratique pour ne pas avoir à faire tout le chemin à pied. C’est un petit détail, mais qui fait toute la différence après plusieurs heures de jeu au compteur.

Breath of the Wild possède également une compatibilité avec les figurines Amiibos. Si tous les Amiibos sont compatibles, ce sont ceux qui sont liés à la série Zelda qui apportent naturellement les plus gros bonus. Grâce à ces Amiibos il est possible, entre autres, d’obtenir des matériaux, des armes, ou encore des tenues issues d’anciens jeux de la série Zelda, comme par exemple la réplique exacte de la célèbre tunique verte que Link portait dans Twilight Princess, Ocarina of Time ou encore The Wind Waker. Avec l’Amiibo Link Super Smash Bros il est même possible d’obtenir Epona, la fidèle jument de Link. De plus, de nouveaux Amiibos Zelda seront disponibles en juin prochain et ils permettront d’obtenir eux aussi de nouveaux costumes, issus cette fois-ci de Skyward Sword et Majora’s Mask. Pour finir, l’Amiibo Link loup de Twilight Princess est également compatible, nous permettant d’invoquer ce même Link Loup dans Breath of the Wild. Ce dernier se révèle être un parfait compagnon de chasse, nous permettant d’obtenir facilement tout type de viande sur les animaux alentour, ainsi qu’un fin combattant en un contre un. Malheureusement, il ne peut pas être utilisé dans les sanctuaires, ni dans les donjons et il disparaît à chaque téléportation, nous obligeant à le ré-invoquer sans cesse.

Test The Legend of Zelda: Breath of the Wild - Amiibos

Breath of the Wild possède également un cycle jour/nuit ainsi qu’une météo on ne peut plus dynamique. Par exemple, si l’on se rend dans un village à 6 heures du matin, les habitants n’auront pas la même attitude que si on se rend dans ce même village à 21 heures et c’est la même chose concernant le temps. Les habitants du village d’écaraille, un village de pêcheurs, feront grise mine à la simple vue de la pluie alors qu’à l’inverse, ils seront ravis quand le soleil est de sortie. Ce petit détail nous incite à revenir souvent dans les différents villages et points relais du titre afin de parler plusieurs fois aux habitants et marchands qui peuplent le monde d’Hyrule, sous peine de rater une quête secondaire si on visite un village à la mauvaise heure. La météo quant à elle possède également un autre impact un peu plus tranchant sur le gameplay : si on porte du fer quand il y a de l’orage, il y a de fortes chances pour que l’on finisse foudroyé par un éclair et il est plus prudent de ranger notre équipement en fer, ou bien de lancer notre espadon sur nos adversaires afin que la foudre s’abatte sur eux plutôt que sur nous. Comme le disait l’un des nombreux trailers du titre : “La nature peut être votre meilleure alliée, ou votre pire ennemi !” Littéralement.

Test The Legend of Zelda : Breath of the Wild - Orage

 

Conclusion

Sur console portable ou sur console de salon, sur une console qui fait un carton comme sur une autre qui fait des ventes plus mitigées, la sortie d’un Zelda reste un petit événement dans le monde vidéoludique et Breath of the Wild ne déroge pas à cette règle. Il ne fait aucun doute que Breath of the Wild est un hit en puissance, avec son immense monde ouvert et dynamique, ses 120 sanctuaires à résoudre ou la liberté totale d’exploration dont dispose le joueur, permettant à chacun de vivre son aventure comme bon lui semble. Il y aurait encore tellement de choses à dire sur ce magnifique jeu, mais je ne peux continuer à écrire sans entrer dans les détails et comme le dit si bien Nintendo, la force du titre réside dans le fait que c’est à chacun de se faire sa propre expérience de jeu, et je vais donc pas gâcher la votre à coup de spoil. Quoi qu’il en soit, je ne peux qu’inciter chacun d’entre vous à vivre votre propre aventure dans Breath of the Wild, que vous soyez fan ou non de la série, le jeu est tout simplement un véritable régal. De plus, grâce aux différents DLC qui arriveront cet été et cet hiver (vous pouvez d’ailleurs retrouver ici le contenu du pack DLC de cet été “The Master Trials”), Breath of the Wild risque de nous tenir en haleine encore de nombreux mois.

Points fortsPoints faibles
Un monde ouvert gigantesque rempli de paysages magnifiquesLe scénario principal du titre, trop en retrait
Une liberté d'action totale*Mais on aimerait en avoir plus
Des musiques toujours au top*
Des quêtes annexes presque infinies ; 120 sanctuaires et 900 graines de korogu
Une durée de vie insolente
Une multitude de clins d’œil aux anciens opus de la série

C’est sans une once d’hésitation que je donne un grand 19/20 à The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Le jeu est rempli de points positifs : les paysages sont magnifiques, l’exploration est quasiment infinie, il dispose d’une durée de vie insolente (comptez largement plus de 100 heures de jeu si vous avez l’intention de tout terminer) et à lui tout seul, il réécrit la définition même des “jeux d’aventure”. Seulement voilà, Breath of the Wild n’est pas parfait et malheureusement, l’absence récurrente de musique pendant l’exploration ou encore le scénario principal du jeu, trop en retrait, ne lui permettent pas d’atteindre la perfection, même s’il ne fait aucun doute qu’il la touche du doigt, et même plus encore. The Legend of Zelda : Breath of the Wild est un véritable hit que chacun se doit de posséder dans sa ludothèque, et à lui tout seul, il justifie sans hésitation l’achat d’une Nintendo Switch. Quoi qu’il en soit, il y a une chose dont je suis sûr : de par sa vision du monde ouvert, il y a de fortes chances pour que dans 20 ans on parle toujours de Breath of the Wild, comme on parle aujourd’hui encore de la 3D d’Ocarina of Time. De là à dire qu’il le surpasse, c’est à chacun de se faire son propre avis.

Pour rappel, Breath of the Wild est disponible sur Wii U et sur Nintendo Switch, au prix de 60€ environ. Si le jeu vous intéresse, vous pouvez le commander sur des sites en ligne comme Amazon par exemple. N’hésitez pas à faire un tour ici pour commander votre exemplaire sur Nintendo Switch, ou ici si vous préférez en faire l’acquisition sur Wii U.

Nous tenons également à remercier chaleureusement Le Palais de Zelda, pour avoir accepté de nous partager certaines de leurs images pour ce test.

Article écrit par Luyan le 14.05.2017

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