StarFox

StarFox Adventures – Jurassic Fox !

Salutations, amis amateurs d’animaux que l’on envoie dans l’espace. Nous sommes repartis sur du rétro pas si rétro que ça puisque nous allons parler du Renard préféré de Nintendo : Fox McCloud ! Mais nous allons laisser tomber le Arwing ainsi que le traditionnel rail shooter qui lui a valu le titre de licence incontournable de la famille de Mario. Fox va nous montrer ici qu’il est aussi à l’aise dans les airs que sur la terre ferme !


 

StarFox, à l’origine

Ceux qui ont joué au jeu vont s’en douter : StarFox Adventures est complètement différent de ses prédécesseurs et même de ses successeurs. Un petit récapitulatif historique s’impose donc pour poser les bases de cette licence au poil !

Chronologie des jeux Star Fox

Date des jeux vidéo Star Fox sortis et prochainement sortis

Tout commence en 1993 avec notre bon vieil ami Shigeru Miyamoto (l’un des papas de Mario, rappelez-vous!). Les studios Argonaute Software et Nintendo collaborent pour sortir un jeu novateur sur la console de l’époque, la Super Nintendo. L’idée est claire : développer un shoot them up dans un décor complètement réalisé en 3 dimensions. Alors que le jeu est en cours de développement, Miyamoto commence déjà à réaliser quelques croquis des personnages et plusieurs noms sont alors évoqués pour être choisis comme titre de la licence (dans ces quelques noms, nous retrouverons Star Wolf et Star Wing qui resteront dans le jeu malgré ne pas avoir été choisis). Shigeru Miyamoto s’est inspiré d’une statue d’Inari pour son personnage. Ce dieu a pour particularité d’être un renard capable de voler. Vous voyez maintenant le rapport avec notre bon vieux Fox McCloud ? Le prénom de notre renard de l’espace ne sera donné que par le programmeur en chef du jeu (tous les personnages de la licence ayant des noms relativement américains, comme ce même programmeur). Sort alors en 1993 Star Wing, un rail shooter développé par Nintendo EAD. Comme je vous l’ai dit plus haut, les décors en 3 dimensions et les modèles de mêmes dimensions pour les vaisseaux rendent le titre novateur et surtout très médiatisé, d’où son succès naissant voir flagrant le jour de sa sortie. S’en suivra Lylat Wars, en 1994 qui n’est qu’une reprise du jeu précédent mais sorti sur la Nintendo 64. Tout comme Super Mario 64 et Ocarina of Time, Lylat Wars est un très grand classique de la 64. Vous ne me croyez pas ? Je vous mets au défi de fredonner ce thème devant une personne aimant un minimum les jeux vidéo sans que celle-ci ne la reconnaisse !

L’univers du jeu n’est pas sans rappeler celui de Star Wars (même le titre y fait d’ailleurs penser). On passe son temps dans des vaisseaux, à tirer sur tout ce qui bouge, que se soit des météorites ou alors une immense tête de singe, qui se révèle être le grand vilain pas beau du jeu. Plongé dans un monde de science-fiction où les animaux règnent en maîtres, le joueur un minimum fan de shoot them up ne pourra qu’être ravi de prendre le contrôle d’un Arwing !

Jaquette de StarFox sur Super Nintendo

 

StarFox Adventures en détail

Fox McCloud dans StarFox Adventures

Fox est prêt à en découdre avec nos ancêtres du Jurassic !

Maintenant que je vous ai bien fait envie en vous parlant de shoot them up, je me vois dans l’obligation de vous annoncer que le jeu que je vais vous présenter est un bon vieux jeu d’aventures ! Et oui, vous pouvez dire adieu aux rail shooters dans tous les recoins du jeu. Ici, à part quelques phases où l’on contrôle le célèbre Arwing de Fox (et je peux vous spoiler, le boss final se fera aux commandes de votre vaisseau aussi, et c’est tout bonnement génial d’avoir pensé à cela!), notre ami à poils roux se promènera sur ses deux petites pattes et devra résoudre quelques puzzles guère plus complexes que ceux dans Ocarina of Time -même si StarFox Adventures aura son équivalent au Temple de l’Eau, croyez-moi. Développé en 2002 par Rare, qui signe son adieu à Nintendo avec StarFox Adventures car racheté par Microsoft, il s’agit du premier opus “aventure” de la licence StarFox. Le jeu est sorti exclusivement sur Gamecube, mais proposera quand même au joueur fan du renard quelques phases de shoot them up, notamment pour aller de part en part du monde sur lequel Fox a été envoyé. D’abord prévu sous le nom de Dinosaur Planet sur Nintendo 64 et n’ayant rien à voir avec la licence StarFox, Rare ou Nintendo ont alors décidé de fusionner les deux jeux, préférant reprendre l’histoire et les décors car les consoles et ce qu’elles rendaient visuellement à l’écran avaient beaucoup évolué depuis la 64. Et comme vous vous en doutez, le titre, même s’il est considéré comme un “hors-série” de la saga StarFox, reste quand même indubitablement bon dans l’ensemble.

Vous le remarquerez sur l’image de Fox un tout petit peu plus bas, les graphismes et le rendu du jeu est tout bonnement magnifique. Sachant que l’on est dans un univers où l’animal règne en maître, les détails du poil des renards Fox et Krystal surprennent de manière très positive, surtout à cette époque grâce au fur shading. Malgré des décors basiques, les environnements que McCloud va explorer resteront très bien exploités. La luminosité dans le monde de la lave, les reflets et les mouvements de l’eau nous plongent dans une atmosphère presque trop réelle pour de la science fiction. Notons surtout qu’une petite attention très particulière a été donnée pour le personnage de Fox, dont le panel d’émotions nous fait nous dire qu’il est presque plus humain que nous -même si Mario ou Sonic restent des licences incontournables, avouez que niveau expression, on a quand même vu mieux que sur ces deux là.

Interface de jeu dans StarFox Adventures

Le fur shading et les décors de ce jeu … juste sublimes !

 

StarFox Adventures, c’est quoi ?

C’est bien beau de nous dire “SFA, c’est Fox, mais sur Terre”. Disons que si je devais résumer le jeu en une phrase très bête, je le ferais ainsi. Mais ce titre nous propose bien plus qu’un simple StarFox. Commençons d’abord par l’histoire.

Krystal dans StarFox Adventures.

Krystal, la renarde que Fox va sauver. Voire plus si affinités …

Nous sommes toujours dans l’univers du système Lylat. Krystal, une jeune renarde, reçoit un signal de détresse transmis depuis la Dinosaur Planet -simple et efficace, on sait au moins à quelles créatures on aura affaire! Elle entre alors dans un temple sacré et libère un des esprits Krazoas, les protecteurs de la planète (pour mieux vous parler, disons qu’ils représentent la Rivière de la Vie dans le cultissime Final Fantasy VII) qui, pour une raison mystérieuse, la gardera prisonnière à l’intérieur d’un cristal -dans une cinématique, on peut dire que l’esprit a surtout fait ça pour la protéger d’un vilain pas beau à la vision d’un Prédator. Quelques années après avoir battu Andross (la force du fruit!), l’équipe StarFox est toujours en attente d’une mission. Fort heureusement, le général Pepper est toujours là pour en donner à l’équipe, les motivant comme tout bon patron le fait, à savoir avec de l’argent directement versé sur le compte après l’accomplissement de la mission. Le but de cette dernière : réunir les quelques morceaux de Dinosaur Planet, car sa dégradation pourrait affecter tout le système Lylat, pouvant même entraîner sa destruction. Très dramatique, ce chien général … 

Toujours est-il que Fox va se voir enfiler le costume du preux chevalier pour sauver Krystal (une mission secondaire qu’il s’est imposé lui-même je vous rassure) et devoir réunir les quatre pierres élémentaires ainsi que libérer tous les esprits Krazoas pour empêcher la destruction de cette planète. Et vous découvrirez que les méchants de ce jeu ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être (oui, qu’importe la licence, il n’y aura toujours qu’un seul méchant !)

Voilà pour vous résumer l’histoire en général. Vous contrôlez Fox, qui peut facilement interagir avec les autres membres de son équipage, à savoir Slippy Toad, la grenouille mécano de l’équipe et Peppy Hare, qui joue plus le rôle du conseiller/négociateur. Falco Lombardi, co-pilote de Fox McCloud sera le grand absent de la série -ou pas!

Membre de l'équipage StarFox dans StarFox Adventures

L’équipe StarFox au complète ! De gauche à droite, Slippy la grenouille, le Général chien Pepper, Fox McCloud, R.O.B et Peppy le lapin.

Fox, Krystal et Tricky dans StarFox Adventures

Fox, Krystal et Tricky, le petit dinosaure parfois un peu énervant.

Parlons maintenant du gameplay. On vous plonge d’entrée de jeu dans un didacticiel pas vraiment didacticiel. Je m’explique : vous contrôlez tout d’abord Krystal qui, au cours de son court périple -haha- se verra avoir les mêmes mouvements que Fox. “Pour avancer, utiliser le stick analogique, pour ouvrir l’inventaire, utiliser le stick C, pour sauter, appuyer sur” … appuyer sur rien du tout ! Et ça ne vous rappelle rien ? Et si bien sûr : Ocarina of Time. Les contrôles sont presque identiques à ce Zelda. Pas de saut, l’utilisation du stick C pour l’inventaire. Sans parler des énigmes à résoudre. Cependant, contrairement à OoT, les puzzles de StarFox Adventures vous demanderont plus de rapidité et de réflexes que de réflexion. Nous allons aussi noter la présence de Tricky, petit tricératops, qui vous sera indispensable pour résoudre certaines énigmes ou pour trouver certains objets. En parlant de choses utiles, parlons du bâton que Fox trouvera directement en mettant le pied sur la planète -quel chanceux celui-là. Ce dernier vous servira à combattre des ennemis et activer divers mécanismes. Malgré ce bon panel d’actions, un seul mouvement du stick C vous permettra de les effectuer, que se soit pour donner des ordres à Tricky ou alors vous équiper de votre bâton pour activer un de ses pouvoirs.

Je ne vais pas m’étendre sur les phases de rail shooter qui sont … assez médiocres, comparées à ce qu’elles sont dans Lylat Wars. Mais c’est tout à fait légitime, vu que nous avons affaire à un jeu d’aventure et non à un shoot them up. Cependant, la dernière partie où l’on contrôle Fox dans son Arwing saura vous offrir une fin digne d’un bon vieux jeu de StarFox !

 

StarFox Adventures, ce que j’en pense

Et oui, il fallait bien faire comme Vexx et vous dire pourquoi est-ce que j’ai aimé ce jeu et pourquoi est-ce que je ne l’ai pas aimé. En fait, je vais surtout vous dire pourquoi j’ai aimé le jeu, car mise à part les phases dans l’Arwing, je n’ai pas été déçu une seule seconde ! Ou peut être sur un tout petit petit point que j’évoquerai en dernier.

Tout d’abord, le système de fur shading est exceptionnel pour de la Gamecube. Je suis une très grande fan de la licence StarFox, bien que n’aimant pas les shoot them up, et voir un rendu aussi beau sur Fox m’a enchantée.

Fur Shading dans StarFox Adventures

Ensuite et tout simplement : le style de jeu. Les jeux d’aventure sont ceux que je “one shot” dès que j’arrive chez moi. Et ici, j’ai été servie. Même si la comparaison avec Ocarina of Time peut faire grincer des dents, ce n’est pas une reprise simple et basique du jeu. Le fait de ne pas avoir à mettre le jeu en pause pour ouvrir l’inventaire ou pour changer de pouvoir et/ou d’armes ne casse pas le joueur dans son délire -parlons de formuler ainsi mais c’est véritablement comme ça que je ressens la chose. Bon, je dois vous avouer que ne pas contrôler les sauts de mon personnage, j’ai un peu de mal à m’y faire. Mais on prend très vite la main dans StarFox Adventures. Le jeu ne nous laisse pas une seconde de répit, ce qui ne fait qu’immerger encore plus le joueur dans l’univers. Fox devra toujours sauver quelqu’un, chevaucher un ou deux mammouths ou alors résoudre quelques petits casse-tête qui ne vous décevront certainement pas. 

Boss dans StarFox Adventures

Affronter un T-Rex, on l’attendait, surtout dans ce monde !

Un autre point à noter sur ce que j’ai aimé : les personnages. Je commencerai d’abord par Fox. Moi qui suis plus du côté de la StarWolf (parce que les loups > all et que Wolf O’Donnell, rival de toujours de Fox, respire la classe!), j’ai été surprise à me dire “tiens, Fox est quand même super stylé dans ce jeu”. Et comme je vous le disais plus haut, c’est sûrement à cause des expressions très bien travaillées que le joueur pourra développer une certaine empathie pour le renard. Sûr de lui et un peu vaniteux sur les bords, Fox n’est pas dénué d’humour, ce qui saura détendre l’atmosphère lors de moments un peu trop solennels. Je vais ensuite vous parler du doublage, notamment deux d’entre eux qui m’ont marquée. Tout d’abord, le Géant de Pierre de la Vallée de Thorntails. Son accent écossais s’est ancré à mon esprit, tant et si bien que je l’entends encore sans même avoir le jeu allumé. S’ajoute ensuite l’accent que je qualifierai de “Smaugesque” (fan du Hobbit spotted à trente mille kilomètres) du gérant du magasin, qui appuie bien les “s” dans ses phrases, nous faisant douter sur sa fiabilité.

Géant de Pierre dans StarFox Adventures

Un géant auquel on s’attache très rapidement.

Je vais donc finir par le petit point négatif du jeu : une promesse pas vraiment tenue. Je me souviens que le jeu nous disait très clairement que cette aventure nous prendrait pas moins de 75h, en terme de durée de vie. Ce ne seront malheureusement qu’une vingtaine d’heures -bien remplies cependant- qui m’auront tenue devant StarFox Adventures. Je m’attendais à plus, mais le jeu vous proposant action sur action, disons que ce n’est pas un défaut qui causerait du tort à ce jeu. Et la fan de StarFox en moi a tellement été contente de la fin que ça ferait presque passer ce défaut aux oubliettes.

Finissons l’article en musique. Ce n’est pas avec un thème de StarFox Adventures que je vais vous laisser -bien que l’ost vaille le détour et de loin- mais avec un thème que tout bon fan de StarFox saura reconnaître et surtout apprécier.


Et oui, fan invétérée de StarFox, voilà que mon jeu sur la licence, à part StarFox sur la 64, se trouve être le hors série de la saga ! Mais avec tous ses points positifs, il ne pouvait en être autrement. Je vous dis sûrement à dans quelques mois, avec un petit test sur le nouvel opus que j’attends avec une très grande impatience !

Article écrit par Kaena le 30.08.2015

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