Nicky Larson et le Parfum de Cupidon : le pari réussi de Philippe Lacheau - Asgard GG
Nicky Larson et le Parfum de Cupidon : le pari réussi de Philippe Lacheau
Par kawadd le 16.03.2019

Salut à tous les Asgardiens-iennes, voici enfin ma critique du nouveau film de Philippe Lacheau : Nicky Larson et le parfum de Cupidon. C’est l’adaptation de l’anime Nicky Larson/City Hunter en VO tiré du manga de Tsukasa Hojô. Le réalisateur est resté fidèle au Club Dorothée et au manga de façon nostalgique en y mêlant son humour. Mais avant la critique, un petit résumé pour ceux qui n’ont pas connu ou ne connaissent pas encore Nicky Larson.

Synopsis : Nicky Larson est un excellent détective que les gens appellent pour résoudre des enquêtes difficiles et dont le penchant pour les femmes lui font perdre son sérieux au grand dam de sa collègue Laura Marconi. Un jour, un de ses clients lui donne la mission de protéger Le Parfum de Cupidon qui rend irrésistible tous ceux qui le portent, mais c’est sans compter sur sa négligence, et la potion tombe entre les mains d’un individu quelconque.

Du Japon à la France : des références en tout genre

Diffusé à l’époque du Club Dorothée dans les 90s, certaines scènes ont été coupées et des dialogues modifiés à cause de la censure pour s’adapter à un public spécifiquement jeune. En effet, la censure ne permettait pas vraiment de comprendre les scènes comme ce fut le cas pour certains animes diffusés dans notre jeunesse.

Le premier hommage que Fifi fait au Club Do’ dans ce film est de reprendre les noms VF des personnages et faire référence aux œuvres de notre jeunesse que ce soit aussi par les caméos de Dorothée en tant qu’hôtesse, Jean-Paul Césari comme chanteur et Vincent Ropion comme journaliste TV, C-17 de Dragon Ball Z pour indiquer le numéro d’un immeuble, un personnage aux allures d’Inspecteur Gadget, le code XYZ pour faire appel aux services de Nicky, les filles d’à côté qu’il mate avec son viseur à travers ses fenêtres et pleins d’autres références.
Ici, on joue sur la carte de la nostalgie pour rappeler aux fans les années Club Do’ mais aussi aux nouvelles générations pour leur permettre de comprendre ce qui a marqué notre enfance.

Le deuxième hommage est également vu dans les jeux d’acteurs de Fifi, Elodie Fontan et Kamel Guenfoud qui permettent de retrouver les traits de personnalités de Nicky, Laura et Mammouth (Umibozu en VO) qui sont bien respectés (un tireur d’élite obsédé, une furie à la massue et une armoire à glace chauve) mais aussi à toutes les personnes qui ne connaissent ni le manga ni l’anime de voir les scènes humoristiques et récurrentes apparues aussi bien dans l’anime que le manga.

Action et Humour, un cocktail détonant

Le premier point fort de ce film réside dans les scènes d’humour et d’action. Des répliques originales comme celle-ci : “Si ça marche, je change de sexe !” “Pour un plus grand ?” n’auraient pas pu être utilisées dans le dessin animé dans les 90s, époque à laquelle les parents auraient pu trouver ces répliques choquantes pour leurs enfants, et montrent que Fifi intègre l’univers du film à notre époque, comme par exemple lorsque Nicky, sous l’effet du Parfum, tombe amoureux d’un homme, faisant preuve d’une grande originalité de la part de notre cinéaste. Cependant, certains gags sont lourds et peuvent être ennuyeux, notamment chez les personnages secondaires de Poncho et Skippy, joués par Tarek Boudali et Julien Arutti, qui n’existent ni dans la version papier ni la version animée : il y en a beaucoup trop et sur un plan émotionnel, ils n’ont pas été assez développés et ne permettent pas de faire progresser l’histoire.

Les scènes d’action sont un second point positif on remarque que les plans subjectifs, panoramiques et effets d’explosion et de ralentis sont bien traités, ce qui montre que Nicky Larson ne craint personne même si elles n’offrent pas tout le suspense auquel je m’attendais avant la sortie du long métrage. En effet, Fifi montre un Nicky Larson qui, comme à sa grande habitude, massacre tous ses ennemis avec sa facilité habituelle et le seul qui lui donne du fil à retordre est Mammouth et le combat ne dure pas longtemps. Je regrette qu’il n’y ait pas un ennemi aussi puissant voire plus fort que Larson au bout du film ce qui aurait été plus poignant.

La scène en caméra subjective montrant le héros Larsonien en train de donner une raclée à ses ennemis facilement est l’un des meilleurs moments du film.

Fifi a pris soin de travailler l’histoire de Nicky et Laura ainsi que les relations entre eux et reprendre les éléments de la série pour faire de son nouveau film un grand succès, notamment en intégrant la mort du policier Tony Marconi, le frère de Laura, dans le scénario du long-métrage et en fait un objectif principal car on découvre qu’il s’agissait du détenteur du Parfum au début du film, ce qui fait que l’on s’attend à un ennemi inconnu.

Conclusion

Malgré des mauvaises adaptations d’animes tels que la version de 1993 avec Jackie Chan ou encore Dragon Ball Evolution sorti en 2009, l’auteur de Baby-sitting et Alibi.com a bien compris comment adapter fidèlement l’œuvre de Hojo pour le plus grand plaisir de tous. En retranscrivant le monde fictif de City Hunter dans notre époque actuelle et en rendant hommage à tous ceux à qui ce film rappelle leur jeunesse, il montre une vraie étude de l’anime et du manga de sa part. Malgré ses petits points négatifs cités en haut, je le conseille vivement, et tous les fans s’attendent à ce que La Bande à Fifi mette un point d’honneur à réaliser une possible suite du film avec un crossover avec Cat’s Eyes.

Article écrit par kawadd le 16.03.2019

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