American Gods - Du sang pour les dieux ! - Asgard GG
American Gods – Du sang pour les dieux !
Par Ailoas le 09.06.2017

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, nous allons parler d’une série sanglante à souhait dans une Amérique Rock’n Roll avec une ambiance très dérangeante.
Cette série a pour nom, American Gods.

Je vais vous en parler, et comme toujours en essayant un maximum d’éviter de spoiler.

American Gods est une série diffusée sur Amazon Prime et Starz depuis le 30 avril 2017. Elle est l’adaptation du livre éponyme. Les Showrunners de la série sont Bryan Fuller (connu notamment pour son travail sur la fabuleuse série Hannibal que je ne saurais que trop conseiller) et Michael Green (scénariste de beaucoup de blockbusters récents). Le tout est surveillé d’un œil de maître par l’auteur du livre : Neil Gaiman, qui officie aussi au scénario de la série.

Neil Gaiman : un grand nom du Fantastique et du Comics

Je vous ai très rapidement évoqué dans mon introduction que Neil Gaiman était l’auteur du livre American Gods, mais ce n’est pas son seul talent.

En effet, Neil Gaiman est aussi une grande figure du comics fantastique, notamment avec sa série Sandman, publiée par DC comics dans les années 1990. Elle est disponible en français aux éditions Urban Comics, et je ne saurais que trop vous conseiller cette lecture si vous êtes fan de comics. C’est un classique du média.

Neil Gaiman est vu encore aujourd’hui comme un des meilleurs écrivains de la nouvelle vague du fantastique anglo-saxon. C’est notamment en correspondant avec l’illustre Alan Moore (Swamp Thing, Watchmen, V pour Vendetta) qu’il a commencé à écrire des scénarios pour le Comics.
Il collabora aussi avec Terry Pratchett (Les annales du Disque-Monde) sur Good Omens (de Bons Présages).

Autant vous dire que quand on parle d’univers fantastique son nom est aussi présent que celui de Stephen King.

Une esthétique sanglante :

Un truc qui va très rapidement vous impressionner dans cette série : c’est sa réalisation.

Chaque plan peut être comparé à une oeuvre d’art, tellement l’ambiance et la photographie de l’ensemble arrivent à trouver un style qui lui sont propres.

Un autre effet de style qui m’a beaucoup interpellé c’est la façon de représenter le sang dans la série. Il y’en a des giclées constantes, et quand il est présent à l’image, il est très épais. On a un coté très organique qui en ressort, ce qui a pour effet d’accentuer le coté violent de la série. Mais quand on repense aux personnes derrière le projet, rien d’étonnant.

En effet, Bryan Fuller est aussi le showrunner de l’excellente série Hannibal, qui arborait déjà une esthétique très léchée et qui a aussi une manière de représenter le sang de façon très organique. Le rapport au corps est aussi très présent dans Hannibal, et je le trouve encore plus poussé dans American Gods.

American Gods Bone Orchard

 

On peut aussi remarquer une réalisation et une esthétique proche du Comics pour les effets spéciaux.
Les gerbes de sang, les personnages et la façon de les présenter, les différents rêves de Shadow Moon (le personnage principal). Les cuts de montage très rapides, sans être épileptiques, comme si on passait d’une case à l’autre d’un comics. La mise en scène aussi frappe par son jeu constant des perspectives.

[su_spoiler title=”Exemple de mise en scène”]Dans le premier épisode notamment, nous avons affaire à une femme qui est d’abord à l’échelle humaine puis qui va “grandir” jusqu’à devenir géante. [/su_spoiler]

On a aussi de temps à autre droit à des effets qu’on voit rarement dans les séries conventionnelles, notamment une partie qui semble faite en stop-motion qui est vraiment sublime. Et ces parties qui prennent des libertés artistiques sont souvent en début d’épisode, comme pour marquer une entrée dans un monde peu conventionnel.

Une introduction à l’image de la série :

Dans ce paragraphe, je vais vous analyser le générique d’ouverture de la série et vous montrer à quel point, il est important que le générique soit cohérent avec le reste de la série.

À l’instar du générique de Game of Thrones, celui de American Gods est tout aussi bien pensé.

Tout le monde a déjà vu le générique de Game of Thrones et c’est dit, c’est sympa le générique change à chaque fois, et nous montre des villes et des zones différentes. Dans Game of Thrones, c’est surtout important car vu que l’histoire se concentre sur plusieurs protagonistes, on doit pouvoir rapidement les situer sur le monde de Westeros. Qu’est-ce qu’ils font, où ils sont par rapport à d’autres personnages ?
Le générique a donc un rôle de situer l’action dans la tête du spectateur pour pas que ce dernier perde du temps à chercher dans quelle ville se déroule l’action montrée à l’écran. Surtout que souvent, les personnages ont pu se déplacer entre les épisodes.

Dans American Gods, le générique revêt un autre rôle. Il a le rôle d’expliquer le contexte de la série, mais sans évoquer le moindre détail et sans parole. Il dévie à l’image du propos de la série : l’ancien contre le nouveau.

Comme vous pouvez le voir dans cet extrait, on a souvent affaire à des images religieuses, voire mythologiques alliées à une esthétique moderne, technologique. Même la musique du générique semble mêler des instruments primitifs et des sonorités électroniques.

Le générique joue alors avec nos connaissances. On a un jeu avec les figures de la Vierge, les oracles représentés avec une caméra au milieu du front pour représenter le ”Troisième Œil”, Le Hanoukkia qui se révèle être un branchement pour ordinateur, etc.

On nous montre aussi que l’action et le lieu de l’intrigue seront uniquement aux États-Unis. Le Christ astronaute, le cowboy et pour finir le pygargue à tête blanche, symbole des Etats-Unis.

Mais pourquoi montrer tout ça dans le générique ? Le spectateur qui va tomber par hasard sur la série sans connaitre son pitch va pouvoir comprendre plus facilement les enjeux de la série.

Conclusion :

Je ne peux que vous conseiller de regarder American Gods. Sa mise en scène, sa réalisation, ses personnages, son casting, tout y est pour vous plaire.
Mais comme dit précédemment, la série est loin d’être avare en gerbes de sang, scènes de sexe, et moments très dérangeants donc si vous êtes allergique à trop de violence, je la déconseille.

Mais pour mon avis, c’est une excellente série et j’ai hâte de voir les 3 derniers épisodes de cette saison, et de voir si elle arrive à tenir le rythme sur les futures saisons.

Article écrit par Ailoas le 09.06.2017

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