Polymanga 2019 : Bienvenue à bord ! - Asgard GG
Polymanga 2019 : Bienvenue à bord !
Par Enquibedes le 30.04.2019

Si pour certains le week-end de Pâques est synonyme de célébrations religieuses ou d’œufs en chocolat, une autre tradition s’est installée sur les rives du Léman. Montreux accueille pendant quelques jours une population bien particulière. Fans de pop culture et de jeux vidéo de tous âges se retrouvaient une fois encore au 2m2c du 19 au 22 avril pour Polymanga 2019.

Et évidemment, nous y étions aussi ! Que ressort-il de cette 15e édition ? Revisitez le Polymanga 2019 à travers les yeux de nos trois correspondants : un papa attendri, un reporter en eau douce, et un fan de la première heure !

Témoignage : Passer le flambeau

By Flowa

Avec l’âge – attention je risque de parler comme un vieux réac’ à la mors-moi le pad – j’ai tendance à essayer de me trouver des excuses pour éviter les “non mais t’es pas trop vieux pour ça ?” des gens hermétiques à la culture geek. Par fainéantise souvent. Parce que je me sens un peu comme Don Qui-shoot face à des moulins virtuels quand il s’agit de défendre mon amour sans fin pour le jeu vidéo et ce qui l’entoure. Face à certaines personnes, c’est uriner violemment dans une contrebasse plus que dans un violon tant la discussion ne peut pas aboutir à quelque chose de constructif. Donc j’ai trouvé la parade ultime ! J’ai, depuis quelques années, une excuse sur pattes d’environ 1m20 maintenant qui est le parfait camouflage pour justifier achats et autres participations à toutes sortes de conventions : un enfant ! Je n’ai plus rien à justifier, juste à le montrer du doigt quand un regard suspicieux se pose sur moi !

Bon, ça ne marche que pour les gens les moins proches, aucunement avec la génitrice dudit enfant par exemple, à mon grand malheur. La naïveté ne fait pas partie de la longue liste des qualités d’une maman !

Mon excuse en chair et en os a 7 ans le mois prochain et vu que les loups ne font pas des lamas, c’est un geek en puissance. Donc après l’IGS en début d’année, je me suis dit que c’était le bon moment pour lui faire découvrir la 15ème édition de Polymanga dans la ville de l’autre bout du Lac. Et pas seulement parce que j’avais envie d’y aller ! Ben non !

Faire découvrir ce genre de convention à un gamin, c’est une aventure. Il faut tout d’abord arriver à le contenir dans les jours précédant l’événement et ensuite parvenir à gérer l’explosion à l’arrivée sur place. En homme averti, j’avais demandé le renfort du parrain fan de mangas #astuce. Voir mon Yoda de poche avec des étoiles plein les yeux, ça vaut toutes les statuettes de Broly du monde… l’apercevoir avec des points d’interrogation dans les pupilles quand il croise un Pikachu de 120 kilos avec le ventre qui dépasse du “costume” et le sac à dos qui joue du gros métal bien chevelu vaut également le détour ! Disons que même moi, j’ai des sérieuses questions qui viennent se fracasser contre mon cuir chevelu ascendant poivre & sel quand je vois certains déguisements : j’ai “un” Sailor Moon mal rasé qui va longtemps hanter mes souvenirs de jeunesse !

Tenir mon fils dans les allées bondées de la Convention n’a pas été simple, tellement de choses qu’il voulait voir, tellement de questions sur des personnages qu’il a déjà cru voir dans ma bibliothèque ou à la télé mais qu’il ne connaît pas. Tellement d’œuvres que moi-même je ne connais pas non plus. Il y en avait pour tous les goûts, également pour une mini-tornade d’un peu plus de 6 ans : les Pokémon, dont il lit les mangas depuis quelques mois, San Goku dans sa prime jeunesse dont il commence à lire les premiers tomes, un soupçon de super-héros ricains qui passe toujours et bien sûr la partie jeu vidéo qui a lui a fait lâcher un gros “Papa, papa !!! Yeeeaaaaaaaaaaaaaaah” plein d’espoir en voyant la grandeur de la salle !

J’ai cru devoir doucher ses espoirs de toucher aux consoles, vendredi Saint et grosse fréquentation oblige, mais vu le nombre plutôt bien calibré de consoles à disposition il a pu jouer à plusieurs jeux qu’il connaissait déjà, principalement sur Switch, et en découvrir d’autres, notamment BOXBOY! + BOXGIRL! qui nous a bien fait marrer. J’ai profité d’une partie avec son parrain pour aller jeter un coup de cil à Days Gone qui continue de me faire de l’œil sur le stand PS4 même si je n’ai malheureusement pas pris le temps de l’essayer.

Vu l’âge de mon dresseur de Pokémon, on a, pour mon plus grand bonheur, pu éviter les séances de dédicaces de Youtubeurs et autres stars du net (même si j’aurais bien claqué un smack à Jennifer Morisson… ne dites rien à la maman !) pour aller visiter un étage qui, à mon grand étonnement, a passionné mon fils, ma bataille : le floor des dessinateurs.

C’est ce que je préfère voir à Polymanga pour ma part et je m’attendais à voir l’intérêt de mon fils chuter comme l’action de Konami à la sortie de Metal Gear Survive, mais non, il a adoré ! On est passé devant chaque artiste. Il a feuilleté tous les books que je lui laissais regarder (évitant soigneusement/malheureusement boobs opulents et violence explicite) et a essayé de me faire acheter la moitié des œuvres présentes. Notamment le stand de @Dragibuz (allez voir sa page Deviantart) qui dessine des animaux juste adorables et qui parlent autant aux parents qu’aux enfants. Quelques dizaines de francs suisses plus tard, j’ai pu m’en sortir sans trop de dégâts et poursuivre la visite entre fan arts et artistes talentueux.

Le concours de dessins a aussi retenu grandement l’attention de mon San Gohan. Il a adoré observer les artistes en live et voir à l’écran ce que le dessin sur tablettes/ordinateurs pouvait donner. Revers de la médaille, il a compris le gouffre qui séparait ces artistes de son père qui fait un peu de graphisme depuis quelques années… la naïveté de la jeunesse prend fin bien trop vite !

Nous avons tourné encore un peu, passé plusieurs fois devant certains stands que mon p’tit geek voulait revoir et vous l’aurez compris, il n’avait aucune envie de rentrer. Une journée chargée en kilomètres et en émotions pour lui et en tant que papa, un véritable plaisir. Transmettre sa passion et voir l’intérêt qu’il peut avoir pour ce que j’aimais étant jeune est une richesse incroyable. Il veut connaître toutes les vieilles consoles, savoir pourquoi les personnages étaient tout carrés, connaître le vainqueur d’un potentiel combat entre San Goku et Dracaufeu (j’ai été obligé de lui dire Dracaufeu…) et mille et une autres questions auxquelles je me réjouis de répondre au fil des mois en lui faisant découvrir peu à peu le reste de mes trésors enfouis tandis qu’il me présentera ses propres découvertes. Il n’a vu que la partie visible de l’iceberg de notre culture et je me réjouis de plonger vers la suite avec lui… en attendant que sa petite sœur se joigne à nous !

Nouveauté : La croisière s’instruit !

By Ailoas

Nouveauté de cette édition 2019 du Polymanga, les visiteurs avaient l’occasion de vivre des conférences avec leur créateur préféré sur un bateau lors d’un tour sur le lac Léman !

En effet, Polymanga a eu la chance de trouver un arrangement avec la CGN pour pouvoir profiter de croisières sur le lac en compagnie des invités de cette édition 2019. Mais que ressort-il de ces différentes conférences à bord d’un bateau ?

La première bonne idée est de proposer plusieurs activités par croisière, nous en avons alors pour tous les goûts et chacun trouvera un intérêt à profiter de cette occasion pour faire un tour en bateau dans les environs de Montreux en apprenant des choses sur leur créateur préféré.

Chaque activité étant réservée à 200 personnes, malheureusement c’était la loi du premier arrivé, premier servi qui régnait. Mais grâce à ce nombre restreint de spectateurs, les conférences étaient beaucoup plus intimistes et propices à l’échange. On obtient alors une expérience tout à fait unique tant pour l’invité que pour les spectateurs qui vont pouvoir profiter de cette ambiance atypique de Croisière s’amuse en apprenant moultes anecdotes sur la vie du conférencier.

Le seul point noir de cette croisière étant que vous n’avez l’occasion de voir qu’une des activités durant la croisière, celle-ci étant pensée pour durer la totalité du tour en bateau.

Mais cela reste une merveilleuse idée, et on salue Polymanga et la CGN d’avoir trouvé un terrain d’entente pour rendre cela possible.

Témoignage : De retour parmi les siens

By Enquibedes

Je me souviens encore de mon sentiment lors de ma première convention : une impression de retour au pays. Depuis, c’est l’émotion qui m’habite à chaque arrivée en convention. C’est le sentiment qui me donne envie de revenir à chaque fois. Une fois passées les portes, on rejoint cette communauté de passionnés.

Mais la convention, Polymanga en l’espèce, commence en réalité avant de pénétrer au 2m2c. Elle commence avant même d’arriver à Montreux. La convention commence déjà dans le train, voire même sur le quai où on l’attend. C’est l’occasion de repérer d’ores et déjà les cosplayers et autres kigurumi. D’un regard on sait que l’on se rend au même endroit et une première complicité s’installe.

Une fois arrivé à Montreux, plus de doute qu’une convention est en ville. D’ailleurs si c’est votre première fois, suivre les oreilles de chat est un excellent moyen de trouver le chemin. Mais même sans ça, Polymanga a bien prévu le coup. Du Gentil Staff vous attend dès la sortie de la gare pour vous indiquer la route.

Derrière les portes, nous retrouvons enfin les différents quartiers habituels. Pour moi, pas de doute sur ma première destination, je file au Village des artistes. On y retrouve de grands habitués comme Dragibuz ou Spiderguile mais également de nouvelles têtes comme SideQuest. Rapidement, je vais voir si Little Gingko a avancé sur le dessin que je lui ai commandé. Dans la foulée j’en commande un à Tyron, deux artistes que j’avais eu l’occasion de rencontrer lors de précédentes conventions mais dont je ne possédais pas encore d’oeuvre. Mon budget étant un peu plus serré cette année, ce seront mes deux seules demandes. Cependant, je note déjà des noms pour l’année prochaine – Mégane Lepage et Keynok.

Little Gingko en plein travail

Ayant prévu d’assister au concours cosplay, je me dirige maintenant vers la salle Stravinski. Il faut prévoir un peu d’avance histoire d’être sûr d’avoir une place. N’ayant pas regardé ce qu’il y avait avant dans le programme, j’ai la surprise de l’animation précédant le concours. Et quelle surprise ! Haru, chanteur du groupe japonais Pop-Rock universe, nous donne un superbe concert d’opening. C’est limite s’il a besoin de chanter alors que le public entonne avec lui The Hero!!, opening de One Punch Man.

Les cosplays sur scène réservent également leur lot d’émerveillement. Le show commence fort avec la prestation de deux cosplayers venus de Chine. Un spectacle poétique qui nous transporte dans l’univers du cosplay chinois. S’ensuivent les cosplays Nintendo, et comme le nom du partenaire le laisse subtilement présager, une certaine thématique s’impose. Principalement des cosplays tirés des différentes version de The Legend of Zelda, mais également quelques originalités comprenant Pokemon, Animal Crossing et une équipe de Mii faisant du Wii Fit.  Enfin, les cosplays de groupe : cette fois-ci on navigue entre les univers de Disney avec la Belle et la Bête, d’Overwatch, d’Harry Potter et bien d’autres. Cela faisait quelques temps que je n’étais pas venu assister aux cosplays sur scène, je ne regrette aucune seconde passée dans cette salle.

Seconde partie de la journée, je visite enfin les autres étages et notamment le quartier Jeux vidéo. L’occasion d’enfin tester Malkyrs, jeu de carte connecté que j’avais vu passer sur Kickstarter quelque temps auparavant. La première impression est bonne et mérite que je m’y penche un peu plus dessus. Je jette également un œil au Cosplay District, mes futurs projets en tête. Des mini-ateliers y sont proposés, il faudra que j’y pense l’année prochaine. Mais mes premiers amours me rattrapent vite, et me voilà à nouveau au Village des artistes à papoter avec des créateurs. J’alterne ainsi jusqu’à l’heure fatidique du retour.

Durant toute cette journée, l’ambiance était au rendez-vous, le public toujours aussi sympathique. Comparé aux années précédentes, il est même plus simple de se promener dans les allées, celles-ci étant moins bondées. Les croisières semblent libérer de l’espace au sein du 2m2c et on ne peut qu’applaudir l’initiative. Cette édition 2019 était ce retour au pays que j’attendais.

Soyez donc sûr de m’y voir l’année prochaine !

 


Cet article a été écrit sous un nouveau format, grâce à la collaboration de trois rédacteurs, et la lecture en est plus longue que d’habitude. N’hésitez pas à nous donner votre avis dessus, et si vous appréciez ce genre d’articles, nous serons tous ravis de recommencer !

Article écrit par Enquibedes le 30.04.2019

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